Mère nature a tout prévu pour nous empêcher d'avoir des maladies et nous garder à un poids adéquat; les végétaux que la terre produit sont faibles en gras et remplis de fibres, d'antioxydants et de phyto-éléments qui nous protègent des agents agresseurs.
Cependant, Dame nature n'avait pas prévu que l'humain développerait toutes sortes de poisons, pesticides, additifs de toutes sortes et qu'il se mettrait à se nourrir majoritairement d'animaux et encore moins d'animaux issus d'immenses parcs d'engraissement aidés de toutes sortes de stimulateurs de croissances et de farine animale.
Les précieux légumes et les fruits ont peu à peu perdu leur place, ils se sont fait tasser par de nouveaux aliments trafiqués. Le sucre blanc et le sel blanc, les fritures, les farines et huiles dénaturées, les saveurs artificielles ont tous été développés par l'industrie pour enivrer nos papilles gustatives et rendre les aliments pernicieux et irrésistibles.
Cette nouvelle mode alimentaire synthétique rend moins séduisants et affriolants nos aliments sains, comme les légumes et les fruits. Pour la population en général, les légumes sont quasiment considérés optionnels dans leur repas.
Non seulement les légumes ne sont pas optionnels, mais ils doivent être l'élément central du repas.
Les gens dédaignent de plus en plus les aliments non-transformés; manger un fruit nature ou de la salade pour des enfants, c'est une punition!
Proposez aux gens de manger du riz brun, du beurre de noix naturel ou des légumineuses et vous verrez une ombre de déception et une grimace subtile se dessiner sur leur visage.
Les études sont décisives ; l'augmentation des cas de cancers, maladies cardiaques, cataractes, arthrite, diabète et compagnie serait en grande partie causée par une carence généralisée en antioxydants qu'on retrouve presque uniquement dans les fruits et légumes. Même si on tente de nous faire croire que nous sommes sur la bonne piste dans la lutte au cancer, c'est complètement le contraire, le taux de cancer ne cesse d'augmenter au Canada depuis 30 ans et il continuera d'augmenter si les autorités n'adoptent pas de nouvelles approches. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont publié récemment un rapport d'experts indépendants sur l'alimentation. Le document reprend les connaissances scientifiques les plus actuelles sur les liens existant entre l'alimentation, la nutrition, l'exercice physique et les maladies chroniques. Il passe en revue les maladies cardio-vasculaires, plusieurs formes de cancer, le diabète, l'obésité, l'ostéoporose…
La charge des maladies chroniques croît rapidement. En 2001, elles étaient à l'origine d'environ 59 % des 56,5 millions de décès enregistrés au total dans le monde et de 46 % de la charge mondiale de morbidité.
Selon les conclusions du rapport, une alimentation pauvre en graisses saturées, en sucre et en sel, mais riche en fruits et légumes, aura des effets profonds sur la mortalité et la morbidité, si elle s'associe à la pratique régulière d'activités physiques.
L'OMS a également préparé un plan spécifique pour lutter contre l'obésité ; l'organisation propose de diminuer la consommation de sucre, de sel et de gras saturé, de mieux contrôler le marketing qui est dirigé aux enfants, d'imposer des taxes sur certains aliments problématiques et de faire une politique des prix pour influencer les choix des consommateurs. Devinez quoi? Les États-Unis s'y sont opposés car ils prétendent que ce plan est basé sur des évidences scientifiques fausses et qu'il dépasse le mandat de l'OMS. Comme vous pouvez le remarquer, pour arriver à des fins de santé, il faudra faire face à de grosses pressions de l'industrie et avoir des convictions très solides.
Seul l'avenir nous dira qui finira par gagner cette guerre!